mercredi 29 octobre 2008

Né d'une bétonnière - #1

Il est Né d’une bétonnière et se répand autant qu’il peut,Chacun de ses grain devenu roulement,Un point d’huile en croissance.Tout gravier en chenille, recouvrant tôt, avant la gelée,Le sol trop poli.
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mercredi 27 août 2008

Là, je ne vois rien. Derrière, au delà, des sonneries d’appel et qui renvoient aussi. Au devant, feuillages trop immobiles, dans la tempête. Les côtés sont remplis, zéro n’est pas néant, bourrasques. Le dessous s’est peuplé, autrefois, et le dessus peut-être. Mais juste là, je ne vois rien.
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samedi 23 août 2008

L'agriculteur en soi

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mardi 5 août 2008

Balancelle

On recouvre de neige et que tarde la fonte. On s’éloigne, on revient. On déterre on déneige bien plus tôt que prévu, on secoue on emmène. Et puis non et l’on creuse. Sait-on jamais, le poids baigné de sous-sol, de sous-neige se nourrirait peut-être et grandiraient ses jambes pousseraient tous ses bras s’excaverait lui-même s’éloignerait sifflant muni de balancelles sur lesquelles s’accrocher. Sait-on jamais. Jamais l’on sait, tais-toi et creuse.  
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vendredi 29 février 2008

Mécanicien

Ils aimeraient Illuminer.Je le regardela regarder.Elle qui prend le temps de se plaire dans la glace,De rajuster les poids, Jeux de poulie,Et les rayures,Jeu de palan.Il n’est pas très mécanicien.
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mercredi 27 février 2008

Un chirurgien aveugle aux gestes de coiffeuse avançait dans la hâte et sans rien dévoiler. Dans ses mains, bien peu d’air. Rien n’accrochait aux doigts tendus vers la chaussée. Pourtant l’on évitait l’examen prolongé du passant, parce qu’il était pudique et qu’on était discrets. Mais en vain l’un et l’autre. Et ses mains s’exhibaient. Et quant à la démarche…Angle de rue franchi, plus de main, plus de lui. Il se hâtait encore, sûr de sûr et certain. Et loin de nos regards. Et plus de nos ressorts. Et n’en voyant plus rien, nous nous... [Lire la suite]
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mardi 5 février 2008

Je n’en pense rien

Je n’en pense rien de rien, de l’homme de Cro-Magnon. Je l’imagine à peine. C’est tout comme la Margaux : aucune inspiration. Non pas que je m’en fiche. Qu’elle rie ou qu’elle se fâche, je n’en saurais parler. Il le faudrait, pourtant. Quant à la fin des temps, je ne m’en soucie guère. Mais c’est plus difficile. Et j’y arrive un peu.
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jeudi 24 janvier 2008

Tout bien dévisagé

C’est la récolte et sur les doigts, fleurit un réseau écarlate. On l’aspire, sans trop penser. Et l’on retourne à la moisson, un nouveau ruisseau à l’index. Encore du rouge et l’on recycle, et il reviendra dans les veines. Oui, mais on cueille. N’importe quel serpent se mordrait bien la main, si il en avait une.Voilà le champs vidé, nous en voilà des tonnes, et nous voilà comptable. Et tout bien réfléchi , nous aurions préféré en calculer moins long. Si nous n’avions pas tant fourni d’engrais à nos chardons.
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jeudi 17 janvier 2008

Auguri, fortuna

Bonne chance à toi, hasard, à l’auspice de jeunesse, à l’augure de fortune encore informulée. Ce qui n’est pas encore en germe dans un geste, et qu’on peut espérer. Si cléments sont les cieux. Et si l’orage arrive, nous souhaiterons qu’il parte, et que nous vienne un signe, un blason du hasard, comme une prophétie. Ou si tu le préfères, et que je veux aussi, nous vivrons sans attendre.
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mercredi 16 janvier 2008

Miel de frelon

Avant de le claquer, ce papillon que tu tiens pour moustique, avant de l’aplatir, avant tes doigts poisseux et avant de t’enfuir,Officie.Sers-le moi donc coulant, puis aigre et granuleux, verse-le à la louche comme un miel de frelon, ton souffle gras. Il me servira. Je voudrais façonner davantage que du moi, pendant l’instant où tu demeures.
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