mardi 8 décembre 2009
Mouchoir
mercredi 4 novembre 2009
Levi-Strauss
Triste actualité que sa disparition, donc ;
mais qu'un article de blog, Mediapart, visible ici, rapproche d'un autre sujet actuel ; L'article commence par cette citation :
«J'ai connu
une époque où l'identité nationale était le seul principe concevable
des relations entre les Etats. On sait quels désastres en résultèrent.» ça vaut le coup d'aller voir...
samedi 15 août 2009
Les Yes Men sont des gens précieux.
Balkany piégé par les Yes Men
envoyé par seldjoukid. - L'info internationale vidéo.
mardi 16 juin 2009
ça, c'est beau.
Francis Ponge : Pluie
La pluie, dans la cour où je la regarde tomber, descend à des allures très
diverses. Au centre c'est un fin rideau (ou réseau) discontinu, une chute
implacable mais relativement lente de gouttes probablement assez légères, une
précipitation sempiternelle sans vigueur, une fraction intense du météore pur. A
peu de distance des murs de droite et de gauche tombent avec plus de bruit des
gouttes plus lourdes, individuées. Ici elles semblent de la grosseur d'un grain
de blé, là d'un pois, ailleurs presque d'une bille. Sur des tringles, sur les
accoudoirs de la fenêtre la pluie court horizontalement tandis que sur la face
inférieure des mêmes obstacles elle se suspend en berlingots convexes. Selon la
surface entière d'un petit toit de zinc que le regard surplombe elle ruisselle
en nappe très mince, moirée à cause de courants très variés par les
imperceptibles ondulations et bosses de la couverture. De la gouttière attenante
où elle coule avec la contention d'un ruisseau creux sans grande pente, elle
choit tout à coup en un filet parfaitement vertical, assez grossièrement tréssé,
jusqu'au sol où elle se brise et rejaillit en aiguillettes
brillantes.
Chacune
de ses formes a une allure particulière: il y répond un bruit particulier. Le
tout vit avec intensité comme un mécanisme compliqué, aussi précis que
hasardeux, comme une horlogerie dont le ressort est la pesanteur d'une masse
donnée de vapeur en précipitation.
La
sonnerie au sol des filets verticaux, le glou-glou des gouttières, les
minuscules coups de gong se multiplient et résonnent à la fois en un concert
sans monotonie, non sans délicatesse.
Lorsque
le ressort s'est détendu, certains rouages quelque temps continuent à
fonctionner, de plus en plus ralentis, puis toute la machinerie s'arrête. Alors
si le soleil reparaît tout s'efface bientôt, le brillant appareil s'évapore : il
a plu.
(Le
Parti pris des choses)
mardi 7 avril 2009
Offrir une montre
Suis tombé, (un peu aidé par Cécile qui me l'a collé dans les mains), sur Cronopes et Fameuxde Julio Cortazar, un recueil de (micro) nouvelles intriguant et un peu hypnotique.
Parmi ces textes, "préambule aux instructions pour remonter une montre", qui commence comme suit :
" Penses-y bien : lorsqu'on t'offre une montre, on t'offre un petit enfer fleuri, une chaîne de roses, une geôle d'air. [...] On t'offre un nouveau morceau fragile et précaire de toi-même, une chose qui est toi mais qui n'est pas ton corps, [...]"
(puis finalement)
"On ne t'offre pas une montre, c'est toi le cadeau, c'est toi qu'on offre pour l'anniversaire de la montre."
Bigre. Y'a de ça.
dimanche 15 mars 2009
Salut Alain.
lundi 12 janvier 2009
Fragonard n'était pas un kéké.
Jean-Honoré Fragonard, Les Blanchisseuses ou la lessive, 1759/60

mercredi 7 janvier 2009
Neige
Marrant comme des vers appris à huit ans peuvent rester. Alors que sous ma fenêtre, du sable est semé dans les rues, je recherche l'auteur de ces "semelles de neige qui nous [ont] surpris dormant", et qui me trottent dans la tête depuis une semaine ; merci google, je pose enfin un nom sur ce qui est en fait :
[...] C'est la neige,
l'hiver blanc
sur ses semelles de liège
qui nous a surpris, dormant.
Charles Gros
Monde, ce soir, je dormirai mieux.
vendredi 27 juin 2008
Phébéenne
Pollux, que l'on peut voir déclamer ICI, m'envoie ce poème pour mise en image ; j'y bosse. Et vous, ville et monde, ça vous évoque quoi ?
La lune se dénude
Dans un ciel dépourvu
De splendeur étincelle
Folâtre s'élance
A la chevauchée des cimes
Clochers et toitures
Dociles dans l'obscur
A se faire galoper
Pour la nuit phébéenne.
lundi 26 mai 2008
Caillasses
Glannée hasard, j'aime bien cette petite phrase d'Hector Berlioz : "Il faut collectionner les pierres qu'on vous jette. C'est le début d'un piédestal." Et que ceux qui n'ont jamais pêché aillent solliciter leur poissonnier.

